dimanche 2 avril 2017

AKTIMO : RETOUR AU POINT 1 ?

Devant le recours des Amis du Rayol et d’une famille mitoyenne, le projet de construction derrière la pharmacie d’un immeuble de luxe, aux volets fermés 8 mois sur 12,  est planté pour plusieurs années et le maire cherche une sortie. 
L’association exige que des logements pour actifs soient construits sur cette parcelle comme l’équipe municipale s’y était engagée pendant la campagne électorale. Dans ces conditions, le maire aurait proposé d’en revenir au premier projet concocté par la précédente municipalité. Projet contesté par lui-même et son groupe.
Les ARC sont d’accord moyennant quelques aménagements et notamment le retour dans le patrimoine municipal du local accueillant la pharmacie comme le demande le plus grand nombre. Tout serait simple si Jean Plenat n’avait à convaincre la pharmacienne, et ses élus les plus proches dont l’hostilité à ce projet n’a pas faibli. Les ARC, jouant les médiateurs, s’agitent beaucoup.
Nous nous contenterons de noter que trois années ont été perdues. 
En attentant le panneau publicitaire vantant les mérites d’AKTIMO 2, mis à terre par la tempête n’a pas été relevé. Est-ce un signe ?




BILAN A MI-MANDAT ? LE NEANT INFINI

Voilà trois ans maintenant que Jean PLENAT et ses amis ont pris « possession » de la Mairie. 
De grands professionnels qui succédaient à des amateurs voire des illettrés (sic…)  Tout allait changer, les rayolais et canadéiens allaient voir ce qu’ils allaient voir emportés par un tourbillon d’innovations. 
Une sorte de combinaison entre  « le New Deal », « la Nouvelle Frontière » et « Oui, nous le pouvons »*. Hélas, il fallut vite déchanter. Le maire n’est pas de la race des visionnaires, juste un petit potentat local qui voit l’opportunité de régler ses comptes avec la puissance et les moyens de la collectivité. 
Son bilan, c’est d’abord une longue liste de procès intentés à tous ceux qui s’étaient mis en travers de sa route. Dans le cas présent le terme lamentable n’est pas assez fort. La plupart sont toujours en cours et les premiers jugements ne lui ont pas été favorables. (Pharmacie, Douce France…) Il peut seulement se satisfaire du remboursement de 72 euros de photocopies réclamés au maire sortant tout en faisant supporter par la Mairie les frais de justice de l’ordre de 2000 euros. Superbe opération, saluée par les contribuables !
A Goodmorning, au-delà des divergences que nous avons avec « le premier magistrat » comme il aime à se qualifier, nous essayons d’informer avec rigueur et honnêteté. Il nous faut donc reconnaître à l’actif de ce mandat l’installation d’un médecin à demeure (très appréciée des patients), l’aménagement des rythmes scolaires, un Comité des Fêtes  qui satisfait une partie de la population résidentielle, le balisage des chemins et, et, et ? Vous conviendrez que c’est un peu court pour faire chavirer les cœurs et les têtes.
En revanche, le passif est lourd et inquiétant. Au cours de ces trois ans, une grande partie du temps et de l’énergie de la municipalité ont été monopolisés par l’élaboration du PLU pour un résultat catastrophique. 
Quatre associations ont déposé des recours. Tout cela pour avoir confondu propagande et concertation. Un minimum d’échanges avec les habitants aurait convaincu rapidement qu’il était illusoire de vouloir déclasser en partie le Petit Port ou rayer d’un trait de plume les tennis sans soulever de fortes hostilités. Le maire tente d’affoler les gens en affirmant qu’en cas d’annulation le PLU serait remplacé par le RNU (Règlement National d’Urbanisme) et que ce serait catastrophique. 
C’est doublement faux et les textes, concernant une situation comme celle du Rayol Canadel, indiquent que dans l’attente du nouveau PLU, c’est l’ancien POS qui s’appliquera, donc rien de dramatique pour le village.

LUTTE CONTRE L’EROSION DES PLAGES : L’ADDITION EST SALEE
En juin 2015, une étude d’un cabinet spécialisé estimait à 1,5 million d’euros la mise en place pour la plage Est du Rayol d’un dispositif à base de tubes géotextiles. 
Le plan de financement indiquait des subventions à hauteur de 80% provenant de la Région, du Département et de l’Europe (FEDER). 
Finalement, le coût total a été quelque peu réévalué, un peu plus de 2 millions d’euros HT. La vraie surprise est que, la Région et le Département limitant leur intervention à 20% et 14% et l’Europe aux abonnés absents, la commune prendra à sa charge 66% de la dépense soit 1,329 000 euros. 
1 million de plus que prévu pour un résultat loin d’être assuré, pratiquement la moitié du budget annuel de fonctionnement de la commune ! 
On sait maintenant pourquoi le maire a vendu avec une telle frénésie une grande partie du patrimoine foncier municipal. Un beau projet comme celui-ci n’aurait-il pas mérité une présentation aux citoyens avec la participation des membres du bureau d’études et des scientifiques ?

ARRIERE- PLAGES, C’EST QUAND LA CONCERTATION ?
Faut-il rappeler que les projets sont d’un montant estimé de 1,9 M€ pour le Rayol et 600 000€  pour le Canadel. 
Une subvention de 520 000€  est demandée au Conseil Départemental pour la plage du Rayol. 
Qui va payer le 1,4 million restant ? 
Seule information sur le sujet des plans difficilement compréhensibles pour de pauvres esprits comme nous. A quand, là aussi, la concertation avec les habitants ?


LE BUDGET EN TROMPE L’OEIL
Le dernier conseil municipal a validé les comptes et il en ressort un excédent d’exploitation de 1,258 million d’euros pour l’année. 
Un chiffre qui a étourdi le localier de Var Matin. Il est vrai que dans la région il est plus habitué à entendre parler d’augmentation vertigineuse de la dette. 
Pour autant ce chiffre ne traduit pas les résultats d’une bonne gestion, bien au contraire. Il souligne d’abord que si l’on n’a pas dépensé ce qui était prévu, c’est qu’on n’a rien fait. Plus critiquable, il y a un écart manifestement démesuré entre les besoins de la commune et le montant de l’impôt collecté. 
Total des ressources : 4,34 M€, total des dépenses : 3,74 M€. 
L’explication, le maire la donne un peu plus loin, c’est une sorte d’épargne de précaution qui s’ajoute à la dilapidation du foncier municipal qui va permettre à la commune de réaliser ses projets fastueux sans recours à l’emprunt et face à des taux d’intervention de ses partenaires –Région et Département- extrêmement faibles. 
Au passage, une manière pour eux de laisser entendre que ces projets les laissent parfaitement sceptiques.

LA PHARMACIE, UNE PLAIE OUVERTE
Le problème devait être réglé en trois semaines (tract de mars 2014). Trois ans plus tard et deux procès perdus, la situation semble bloquée. 
Le maire se refuse toujours à entreprendre les travaux d’étanchéité du bâtiment au risque de voir menacée l’existence même de la pharmacie. Pourquoi ? Une incompatibilité d’humeur avec la pharmacienne.
Pour respecter la réglementation, la mairie a dû installer, en urgence, l’accès pour les personnes à mobilité réduite. 
Les délais étaient largement dépassés. 
On a pu assister à des initiatives cocasses menées dans la précipitation. Des ouvriers sont arrivés un matin, sans prévenir la première intéressée, et ont construit, côté gauche, un espace pour l’installation de l’ascenseur. 
Visiblement tout cela n’avait été ni pensé, ni calculé et quelques jours plus tard il a fallu tout casser et c’est finalement le côté droit qui a été choisi. 
Tout le monde pourra se réjouir de la qualité esthétique de l’aménagement ! Au départ, il était prévu une rampe s’étendant sur 18 mètres dont la réalisation est devenue impossible puisqu’elle empiétait sur la parcelle promise à AKTIMO. 
A noter que les travaux ont été réalisés sans panneaux de chantier et de mise en garde pour la sécurité. A ce jour les abords sont toujours en chantier.


LOGEMENTS MUNICIPAUX. LE FLOU ET LA PRECARITE
Le dernier conseil municipal a adopté une liste d’employés communaux qui pourront prétendre à l’obtention d’un logement de fonction. 
Neuf personnes pour trois logements fléchés. 
On pourrait croire à une volonté de transparence dans ce domaine sensible de l’attribution des logements municipaux. Il n’en est rien.

En fait il s’agit de précariser ceux qui en bénéficient. Désormais, dès qu’ils quitteront leur emploi, par exemple en partant à la retraite, ils devront remettre les clés. 
Le maire ne décolère pas de voir tel ou tel ancien couler une retraite heureuse dans son appartement municipal. 

Où iront-ils se loger après ? Visiblement la question n’est pas posée. 
Fait exceptionnel, Mme Allanson s’est abstenue. 
Une autre voix s’est élevée pour contester la délibération. Mme Voituron a voté contre soulignant l’insuffisance des critères d’attribution. 
Au fait, quand un (une) élu(e) quittera son poste devra-t-il (elle) aussi quitter son logement ? 

PRESQUE INAPERCU
Lors de ce même conseil (24/03), nos élus ont voté une demande de subvention de 450.000 € au conseil régional au titre du Fonds Régional d’Aménagement du Territoire (FRAP) pour, entre autres, l’acquisition foncière pour le réaménagement du centre du village. Les rumeurs vont bon train. Acquisition foncière ? A ce prix le rachat des Tennis serait un coup fumeux. On est en droit de douter !

LA VENGEANCE EST UN PLAT QUI SE MANGE FROID
Trois années ont passé mais la haine envers l’ancien premier adjoint n’a pas baissé d’intensité. Dernièrement on a entendu le maire traiter ce dernier de voleur (qui lui a conseillé fermement de ne pas récidiver). 
L’autre soir il a pu savourer sa pleine puissance en supprimant l’association des chasseurs « l’écureuil » de la liste des associations subventionnées. 
L’Ecureuil, créée en 1950, a été soutenue par tous les maires successifs. En 2015, la subvention était de 2000 euros, 1200 en 2016 et pour 2017 le maire a juste signifiée qu’elle ne serait pas reconduite, sans explication. Les mauvaises langues feront remarquer que le vice-président est M. Pierre-Noël Benvenuti et le secrétaire, son fils Julien. 
Au fait, la prime de 40 € par sangliers abattus  promise lors de la campagne électorale, doit-elle être ajoutée à la longue liste des promesses non tenues ?
Alors que le préfet autorise des battues exceptionnelles dans les collines environnantes, au Rayol nos élus coupent les vivres aux chasseurs. On s’interroge, l’association pourra-t-elle encore mener les battues contre les sangliers ? L’histoire ne le précise pas. En revanche, les propriétaires qui verront leurs jardins d’autant plus labourés par des hordes de marcassins sauront vers qui se retourner. 

GOODMORNING RESTE LE SEUL JOURNAL DU RAYOL CANADEL
Var-Matin a présenté en février avec emphase La Voix, la chaîne Youtube du Rayol Canadel, un « moyen de communiquer bien dans l’air du temps… avec les administrés pour les informer sur les actions menées en cours mais aussi celles à venir » explique la chargée de communication de la mairie. 
La saison 1 de THE VOICE a produit 3 séquences. Pas de quoi faire trembler twitter. 
L’une,  fort  sympathique, conduite par M. BOEMARE sur l’école Lou Calen et deux shows ‘’trumpélisés’’ qui ne sont que des enregistrements revus et corrigés des discours du maire. Deux monologues que certains résument en « Je suis fou de moi » ou « Je m’aime, moi non plus ». 
On a connu plus attrayant et vigoureux comme communication. Quelques lignes et une photo, ce serait déjà bien et les rayolais canadéliens s’en réjouiraient. Dire qu’en 2014, le candidat Plenat déclarait que l’absence de communication de la maire de l’époque marquait son mépris à l’égard de ses concitoyens. 
Elle, elle avait au moins publié deux exemplaire du Petit Journal et distribué deux ou trois lettres dans les boites.


C’ETAIT HIER

CREATION DE LA STATION DU CANADEL 
BULLETIN MUNICIPAL 1982 
Archives  Dr DAULNOY



mardi 7 février 2017

MULTIPLICATION DES RECOURS CONTRE LE PLU

                                            Vue du Petit Port dans les années 30
La contestation sur le PLU ne faiblit pas, les associations* qui avaient engagé un recours gracieux auprès du Maire, soit sur le Petit Port, l’aménagement du centre-bourg ou la Tessonnière, le déclassement de 7 hectares d’EBC sur le Domaine du RAYOL ont reçu une fin de non-recevoir. 
L’avocate de la commune leur a expédié à chacune une longue lettre contestant toute irrégularité ou erreur de jugement, bref, un « circulez, il n’y a rien à voir ».
Chacun se prépare donc à engager la deuxième phase, le recours devant le Tribunal administratif déjà saisi par ARCANE. 
Face à cette contestation assez large, le mot d’ordre de Jean PLENAT est d’afficher une grande sérénité. « Cela ne freinera pas les projets d’urbanisation » a-t-il affirmé devant le Conseil municipal. Encore un adepte de la méthode Coué ! 
Qu’il soit assuré de notre vigilance et de notre détermination pour faire barrage à tout projet qui constituerait une menace pour notre environnement.
*Arcane, Amis de la Baie du Canadel (ABC), Union Départementale Var Nature (UDVN), Amis du Rayol (AARC)

                                vue de la Plage du Canadel - Malpagne - Petit Port- Années 30

LA PHARMACIE TOUJOURS EN PANNE

                                                              Entrée de la pharmacie le 5 janvier 2017 !!

Chacun a pu constater que les travaux ont commencé à la pharmacie du village. 

Hélas, pas pour mettre le bâtiment « hors d’eau », ce qu’attend la pharmacienne depuis tant d’années. 
Il s’agissait de se mettre en conformité avec la loi concernant l’accès aux bâtiments publics des personnes à mobilité réduite, un problème tout aussi important qui aurait dû, lui aussi, être réglé depuis longtemps. 
Un audit des bâtiments publics a été réalisé en juillet 2015. Une autorisation de travaux a été déposée en août de la même année. 
Lesquels ? Mystère. 

L’audit préconisait une rampe d’accès le long de la RD 559 (Côté projet AKTIMO) et précisait : « La commune soucieuse d’apporter un service de qualité s’engage à effectuer tous les travaux de mise en conformité courant 2016 et à produire une attestation sur l’honneur au plus tard fin 2016 de l’exécution des dits travaux.»

Découvrant sans doute que le délai allait expirer et que rien n’avait été fait, une équipe est venue réaliser à la hâte ce qui devait être, semble-t-il, les premières fondations d’une plateforme pour un élévateur au droit de l’entrée. 
Des travaux engagés sans en informer au préalable la pharmacienne, sans pose d’un panneau de déclaration de travaux et, on peut le penser, sans plan. 
Si bien que l’ouvrage a été rapidement stoppé. 
Il est possible qu’après avoir agi, on commence à réfléchir à la Mairie… 

LES PREMIERS PAS DU STREET ART AU RAYOL

  Tague sur véhicule du propriétaire de la Cabane Bambou !

Le patron de la Cabane Bambou a eu la désagréable surprise de constater un récent samedi matin que ses trois véhicules avaient été décorés dans le courant de la nuit. 

Le « Graffeur »  avait été particulièrement inspiré par les voitures de Georges puisque les autres véhicules garés sur le parking ont été délaissés. 
L’artiste ne devrait pas rester très longtemps dans l’anonymat, il a réalisé sa performance sous l’objectif des caméras de surveillance.  
Au vu de son ouvrage, on peut constater que ses sources d’inspiration sont limitées. 

Ce qui fait le plus enrager Georges, c’est de ne pouvoir faire autrement que de conduire sa petite fille de quatre ans à l’école dans une voiture ainsi décorée. 

Autres tagues sur véhicules de la Cabane Bambou...!


NE TOUCHEZ PAS A LA LOI LITTORAL

Plus de 200 000 personnes en France ont signé la pétition sur le site CHANGE.org, lancée par l’élu lavandourain Jean-Laurent FELIZIA, contre toutes modifications de la loi Littoral votées par certains sénateurs au détour d’une proposition de loi sur l’adaptation des territoires littoraux au changement climatique. 

Ils ont adopté deux amendements. L’un permettant « la possibilité d’installer des activités nouvelles proche des rivages » et l’autre « l’extension de l’urbanisation en dehors des bourgs et villages existants ». 

« Cela ne fera que renforcer l’étalement urbain et le mitage du territoire » a souligné Jean- Pierre BIGORGNE, Président de l’Union Pour la Défense du Littoral. 

C’est un peu, en grand avant-gardiste, ce que Jean PLENAT a fait dans son PLU, tant pour la Tessonnière que pour le Petit-Port. A ce propos, on peut s’étonner que M. FELIZIA grand ami d’André DEL MONTE ne l’ait pas mis en garde sur les effets néfastes du PLU qu’il a voté des deux mains.

Même si l’Assemblée Nationale en séance le 31 janvier 2017 a évité le pire en supprimant ces amendements, il faut rester extrêmement vigilant et maintenir la pression. Ce n’est pas la première fois qu’un groupe important de parlementaires tentent de démembrer la loi Littoral. 
Cette loi a déjà ses propres failles que promoteurs et élus n’ont pas manqué d’exploiter, comme la possibilité d’ouvrir la porte à des « hameaux intégrés à l’environnement » sans pour autant préciser ce que l’on entend par « Hameau ». Au Rayol-Canadel on a connu cela avec les projets de la SNC EMPAIN-GRAHAM sur la Tessonnière.

QUIZZ. UN PEU D’HISTOIRE

Savez-vous pourquoi le chemin du Petit-Port a été débaptisé en juillet 1990 pour porter le nom de chemin de la Tour des Sarrazins ?

Réponse : Sous la pression des Amis du Rayol-Canadel (Geneviève AUBERT Présidente) le maire Etienne GOLA abandonne début 1990 son projet de Port au Canadel et le sept juillet suivant il fait voter la délibération suivante : 

« Puisqu’il n’a pas été donné suite au projet de création d’un port de plaisance à l’aboutissement à la mer de ce chemin et que son appellation ne peut qu’induire en erreur les personnes tentées de l’emprunter (…) Pour mettre fin à cette cause d’erreur préjudiciable à tous, le Maire propose de donner à cette voie la dénomination suivante : Chemin de la Tour des Sarrazins ».


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mercredi 28 décembre 2016


LE PLU CONTESTE DE TOUTES PARTS
Comme nous l’indiquions en octobre, sans modifications majeures du PLU, nous serions contraints de mener une action devant les tribunaux. C’est ce que nous venons de faire au travers de l’association ARCANE* (Association Rayol Canadel Nature et Environnement) et un collectif réunissant une vingtaine de Rayolais et Canadéliens. Notre avocat a déposé le 15 décembre une requête en annulation devant le Tribunal Administratif de Toulon. A nos yeux, le PLU va provoquer des dommages graves à la qualité de la vie et de l’environnement de notre commune et cela justifiait donc une action forte. 
De leur côté, l’AARC et l’ABC ont déposé des recours gracieux auprès du Maire, espérant encore une évolution de sa part sur les projets d’aménagement du cœur du village (suppression des tennis, immeuble pour personnes âgées, projet AKTIMO) et le déclassement du Petit-Port.
Quant à l’association écologique Var Nature, son union départementale (UDVN83) a engagé, elle aussi, un recours gracieux contre le PLU dans son ensemble en fléchant plus particulièrement le changement de zonage de la Tessonnière et du Petit-Port.
Faute d’une large concertation avec les habitants pour obtenir leur adhésion sur un projet partagé, ce qui n'est pas si difficile dans une petite commune, le conseil municipal n'a pas laissé d'autres solutions que le recours aux tribunaux.
*arcane.rc@gmail.com
UN SOUS-PREFET SI DISCRET
Interpellé par nous, puis par un sénateur et enfin, par la ministre de l’écologie, M. Philippe PORTAL, sous-préfet de DRAGUIGNAN depuis août 2015, est d'un silence impressionnant. Il lui était demandé de clarifier sa position sur la « constructibilité » des ex-zac des Arômes et de La Tessonnière envisagée dans le PLU. 

Il lui fallut deux mois pour répondre: « J’ai bien pris note de vos observations qui sont étudiées attentivement par les services de l’Etat compétents dans le cadre de la procédure d’instruction du PLU. » Visiblement, les services de l’Etat compétents doivent rencontrer les mêmes difficultés de compréhension puisqu’ils n’ont toujours pas livré de réponse !
Même silence (apparent ?) concernant le PLU adopté le 14 octobre. La préfecture avait deux mois pour produire des observations. Le moins que l’on puisse dire est qu’elle s'est fait très discrète à moins qu’elle ait décidé de laisser passer, ce qui vaut approbation !


DONNEUR DE LECONS
Face aux multiples protestations d’habitants contre le projet AKTIMO et le recours gracieux présenté par l’AARC, la préfecture dont on sait qu’elle est championne en matière de concertation, a suggéré au Maire de créer une commission extra-municipale chargée de se prononcer sur l’aménagement du cœur du village. 
Sitôt demandé, sitôt fait. Le maire invite à sa table tous ses amis, les conseillers Olivier GHIBAUDO et André DEL MONTE, trois représentants de l’ADRER et deux de l’association des commerçants et, sans doute en signe d’ouverture, trois représentants de l’AARC
La concertation vue par Jean PLENAT, c’est simple. Il parle, il parle, il parle… Un long historique du projet AKTIMO occultant ses propres responsabilités assorti de quelques contre-vérités. Un frisson dans l’assemblée quand il souligne qu’en cas d’annulation du nouveau projet la commune sera condamnée à verser 600 000 euros d’indemnités au promoteur. Quant au contenu exact de la mystérieuse facture indemnitaire : « le promoteur a engagé de lourdes études et on n’a pas le choix »…. « Je n’ai pas à vous donner plus de détails » (Sic)

Le maire s’exonère de toute responsabilité dans cette débâcle judiciaire : il a fait au mieux, et ceux qui s’opposent au nouveau projet devront assumer le naufrage financier. Dans la foulée, il demande un vote. Surprise ! 8 voix sur 11 votants pour la continuation du nouveau projet. La concertation a été faite, rompez le ban. 
Pas sûr qu’après une telle palinodie, l’AARC abandonne son action contre le permis de construire.

DE MENSONGES EN MENSONGES

Au départ, c'était simple, le projet AKTIMO avait été annulé le 28 mai 2014 pour respecter les engagements de campagne électorale. Les nouveaux élus avaient promis de garder le bâtiment de la pharmacie et de construire derrière des logements pour actifs. 
Mais l’affaire tourne mal sur le terrain judiciaire et Jean PLENAT explique qu’on n'avait rien compris. S'il a annulé le projet c'est contraint et forcé « par l'attitude de la pharmacienne qui refusait de quitter son local (Sic) ».  Cette dernière a modérément apprécié la mise en cause. Si bien qu’aujourd’hui, comme le rapporte l'ADRER dans son compte-rendu de la réunion de la commission extra-municipale, c’est l’ARS (l’Agence régionale de santé) qui a fait capoter le projet en s'opposant au déménagement dans les ALGECO !
ENCORE UN PROCES DE PERDU
Dans le conflit juridique qui oppose la mairie à la pharmacie, nous avions relaté la condamnation de la commune en première instance à verser à la pharmacienne et aux co-plaignants 1 000 euros chacun pour « manœuvres dilatoires ».  La punition vient d'être confirmée en appel. 
Cela n’empêche pas le maire de raconter l’histoire à sa manière, répercutée aimablement par le plumitif de Var Matin : « L’extension de l’expertise judiciaire…se solde par un nouveau refus des juges « en revanche précise Jean PLENAT, la demande d’indemnisation à hauteur de 28 000 euros formulée par les pharmaciens a été rejetée »

Il faut GOOD MORNING pour savoir qu'il y a confirmation de la condamnation pour manœuvre dilatoire et aussi 1 500 euros à verser à chacun des plaignants, soit 4 500 euros plus les dépens. Ça n’a aucune importance bien sûr, juste un détail!

72-2000=-1928 euros. C’EST CHER DU COUP DE MENTON


On se souvient qu'au lendemain de son élection, le 1er avril 2014, le maire avait envoyé une facture de 72 euros à madame COUMARIANOS en règlement de photocopies d'une lettre ouverte adressée aux habitants concernant la pharmacie. Elle répondait, en fin de campagne, à une violente attaque de Jean PLENAT dans l'un de ses tracts.
L'ex-maire avait contesté cette facture, à ses yeux non justifiée, comme on le fait d'un PV de stationnement. En retour, le maire sortit l'artillerie : des conclusions de plus de vingt pages rédigées par l’avocat de la mairie, déposées au Tribunal Administratif pour réclamer la créance de 72 euros assortie d’un bonus de 2 000 euros au titre des frais de justice.
Les juges ont tranché, Madame COUMARIANOS devra payer les 72 euros, en revanche la commune est déboutée de sa demande d'indemnisation. Pour récupérer 72 euros, il lui en aura donc coûté 2 000. Cela porte un nom : gestion dispendieuse des fonds publics.

UN PETIT BESOIN PLUS EFFICACE QU'UN PROCES

Il y a quelques semaines, l'une des élues les plus en vue faisait ses emplettes à la pharmacie quand elle a été prise d'une envie aussi soudaine qu'impérative d'aller au petit coin. 
Devant l'état de délabrement dans lequel se trouvaient les lieux, l'élue en est ressortie blême. A son grand étonnement, l'apothicaire lui a indiqué que cela faisait des mois, voire des années, qu'elle demandait, sans effet, à son propriétaire (la mairie) une rénovation. 
Le petit pipi a été efficace. Dans les jours qui ont suivi les services techniques de la mairie sont venus rafraichir les toilettes.

PROCHAIN JUMELAGE AVEC LA COREE DU NORD



Logo du journal télévisé municipal

Les traits communs sont tellement nombreux qu’il ne serait pas absurde d'envisager un jumelage avec une commune du littoral de la Corée du Nord. 
Même conception de la concertation, de la vérité « officielle », mimétisme en matière d’information. 

La commune vient ainsi de créer sa propre chaîne de télévision, elle s’appellera « La Voix ». Le site web de la commune annonce fièrement : « La commune du Rayol-Canadel a le plaisir de vous annoncer l'ouverture d'une chaîne youtube qui fera office de journal municipal périodique. Venez retrouver toutes les informations de la municipalité en vidéo! » 
Le premier sujet affiche la couleur, c’est le discours fleuve et presque intégral du maire le 30 septembre. Durée 1h20mn. Quelques passages ont disparu, notamment les moments où le maire traite l’Association des Amis du Rayol Canadel  « Association Rumeurs et Calomnies » ou l'incident ‘’verbal ‘’ avec des habitants du Petit-Port qui ont préféré quitter la salle. Kim Jong-Un ne fait pas mieux. 

VAR MATIN AU DIAPASON
Pour la présentation du budget, l’échotier local n’a pas ménagé la brosse à reluire. Jugez plutôt : « Jean PLENAT pédagogue à souhait…As de la synthèse et sachant mettre l’accent là où cela fait du bien…il se félicita d’économies faites au niveau du fonctionnement… » Et ce n’est là que le premier paragraphe ! On admirera le recul et la rigueur. Si seulement le rédacteur avait consulté ses notes des années passées, il aurait pu constater que le budget de fonctionnement est égal à celui de 2014.

NE LAISSEZ PAS LE MAIRE VENDRE VOTRE COMMUNE
Cette supplique, d’une association de Sauvegarde de Cogolin (VM 14/12/2016)  pourrait parfaitement être lancée au Rayol-Canadel. Depuis son arrivée aux affaires, le Conseil Municipal vend, parcelle par parcelle, le patrimoine communal. Tout cela pour financer des projets aussi pharaoniques que contestables comme celui des « arrière-plages » du Rayol. Montant du projet : 1,9 million d'euros côté Rayol et 600 000 côté Canadel.
Il est vrai que la commune a fait des demandes de subventions pour les 4/5ème au département et à la Région. Elle risque d'avoir à attendre, un peu...






Arrière-plage ouest du RAYOL

ON NOUS SIGNALE
Il y a sur notre belle commune une dame, la soixantaine, qui vit dans une caravane sans eau, sans électricité, sans chauffage.
Un litige avec l'administration en serait la cause et les services sociaux communaux n’auraient pas de solution.  Aujourd'hui, il n'y a pas place à la polémique, il faut sortir de cette situation inacceptable, c'est juste une question d'humanité.